Qu’est-ce qu’un toit vert, une toiture
végétale ou un toit végétalisé ?
Selon wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Toiture_v%C3%A9g%C3%A9tale , le principe de la toiture végétale (aussi connu sous les appellations toit vert ou toit végétalisé) existe depuis la préhistoire. Il consiste à recouvrir d’un substrat végétalisé un toit plat ou à faible pente (jusqu’à 35° et rarement plus, car au-delà, on parlera de mur végétalisé).
De nombreuses expériences conduites en Europe depuis les années 1970, surtout en Allemagne, aux Pays-Bas, en Suisse, dans les pays scandinaves et, depuis peu, en Belgique et en France, ont montré que pour des objectifs esthétiques ou de durabilité, comme dans la perspective de restauration ou de protection de la biodiversité et de l’environnement en milieu urbain, l’aménagement d’un « écotoit » se révélait intéressant.
Tout comme les foyers de masse, les toits verts n’ont rien de nouveau. Au contraire, il semble que plus nous sommes confrontés à des problèmes environnementaux, plus nous devons faire un retour vers le passé pour trouver des solutions. Ironiquement, les pratiques millénaires sont la réponse aux problèmes modernes.
En fait, les toits verts comprennent plusieurs avantages. En voici la liste qu’on peut lire sur le site de Rona :
Avantages pour l’environnement
Meilleure qualité de l’air
Si vous décidiez de remplacer votre bardeau par de la végétation, votre toit contribuerait à purifier l’air en neutralisant des polluants, tels que le dioxyde de carbone, le dioxyde de soufre et d’autres polluants gazeux, et les convertirait en oxygène. C’est le principe de la photosynthèse.
Une surface de 15 mètres carrés (110 pieds carrés) aménagée produit assez d’oxygène pour une famille de quatre personnes pendant toute une journée. Elle absorbe aussi 2,5 kg annuellement de saleté, poussière, pollen et autres particules aériennes qui obscurcissent la lumière solaire et causent des allergies.
Diminution calorifique des villes
La température moyenne dans les villes nord-américaines ne cesse d’augmenter puisque celles-ci ont besoin de plus en plus d’infrastructures pour satisfaire la demande. Plus de routes (asphalte), car il y a plus d’autos (gaz à effet de serre) et plus de maisons, bureaux et magasins (toitures et matériaux de façade). Tous ces éléments contribuent à l’augmentation calorifique des villes, car ils retiennent ou réfléchissent la chaleur. Ce phénomène s’appelle « îlot thermique urbain ».
Cela se traduit par une augmentation de la demande énergétique pour maintenir des climats plus frais dans les établissements. Selon une étude menée par le ministère de l’Environnement du Canada en 2002, la présence de toitures vertes sur seulement 6% des toits des villes canadiennes ferait descendre la température d’environ 1,5°C et économiser près de 5 à 6% des coûts d’énergie à tous les immeubles climatisés des villes. Cette diminution permettrait aussi de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et les polluants atmosphériques relâchés par les climatiseurs.
Une tendance comme celle des toitures végétales nous montre clairement que nous pouvons à la fois lutter contre les effets des changements climatiques et améliorer la qualité de vie en milieu urbain.
Réduction des frais d’aqueduc
En moyenne, 20% de la surface de nos villes est constituée de toitures. Lorsque des pluies torrentielles surviennent, les eaux sont rapidement acheminées vers les égouts pluviaux puisqu’elles ne rencontrent pratiquement aucun obstacle. Cela occasionne un surplus d’eau pour tout le système d’aqueduc.
Quelle belle idée que ces toitures végétales! Avec tous les avantages qu’elles offrent, espérons qu’il en poussera de plus en plus dans nos grandes villes… et même ailleurs!
Source :
Comme vous avez pu le constater, le toit végétal représente une excellente option pour les problèmes urbains, ne serait-ce que pour la qualité de l’air pour les personnes souffrant d’allergies, ou même l’économie du service d’aqueduc en passant par la réduction des déchets et la réduction des GES. À mon avis, les villes et municipalités devraient exiger et promouvoir ce type de construction.
Vous trouverez plus d’informations sur les toits végétal sur les sites d’environnement Canada :
http://www.ec.gc.ca/pp/fr/storyoutput.cfm?storyid=93
http://www.ec.gc.ca/EnviroZine/french/issues/62/feature2_f.cfm
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Marie-Josée Perron
Consultante en environnement
Conférencière
Pour en savoir davantage, nous vous invitons
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- Kofi Annan
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