GESTION DE L’EAU
SAVIEZ-VOUS QUE ?
La Biosphère vous permet de faire le calcul de votre consommation d’eau à la maison ( http://biosphere.ec.gc.ca/ ). Il suffit de répondre a une vingtaine de questions, et le tour est joué. Vous serez surpris de constater que même si vous comptez parmi les gens qui se disent attentifs face à cette précieuse ressource, ce n’est pas le cas de tous : au Québec, la consommation moyenne atteint 395 litres par jour.
Les Québécois sont les 2 es plus grands consommateurs d’eau potable au monde, à hauteur de plus de 400 litres par jour, alors que les Français n’en consommeraient que 150 litres par jour!
Les municipalités du Québec produisent près de 50 % plus de litres d’eau potable par personne que l’Ontario.
Seulement 1 % de l’eau consommée dans un foyer est destinée à la consommation personnelle.
La chasse d’eau d’une toilette utilise environ 40 % de l’eau potable d’un foyer.
Un robinet classique débite environ 13,5 litres d’eau… à la MINUTE! Aussi, lorsque vous vous brossez les dents, il serait préférable de fermer le robinet. Par de petits gestes tout simples, vous pouvez réaliser des économies d’eau allant jusqu’à plus de 6000 litres par année.
Il est possible de réduire de 25 % le débit de vos robinets : le brise-jet fournit un jet suffisant pour remplir un verre ou rincer une brosse à dents, tout en vous permettant de réaliser d’importantes économies d’eau.
Vous pouvez perdre jusqu’à 750 litres par jour lorsqu’une toilette fuit. Pendant que vous attendez de faire réparer cette malheureuse fuite, le robinet peut laisser tomber jusqu’à
604 800 gouttes d’eau.
Vous croyez que l’électricité est sans effet pour l’eau? Il est temps d’éclairer votre lanterne à ce sujet. Chaque jour, au Canada, nous avons besoin de plus de 60 millions de mètres cubes d’eau pour satisfaire nos besoins en électricité. Ménager l’énergie, c’est ménager l’eau!
Le papier recyclé n’aide pas seulement les arbres. Il permet aussi de réduire de 35 % la pollution de l’eau provenant de la fabrication du papier. De plus, chaque tonne de papier produite nécessite 26 500 litres d’eau! Alors, recyclez!
Le volume d’eau d’une piscine de grandeur moyenne pourrait répondre aux besoins en eau d’une résidence abritant quatre (4) personnes pendant 45 jours!
Une piscine de grandeur moyenne non recouverte peut perdre jusqu’à 4000 litres d’eau par mois par évaporation. Cette quantité d’eau potable suffirait pour étancher la soif d’une famille de quatre (4) personnes pendant un an et demi!
L’arrosage constitue la plus grande dépense en eau potable à l’extérieur de votre maison.
Un boyau d’arrosage débite 1000 litres à l’heure, c’est-à-dire la quantité d’eau qu’une personne boit en trois (3) ans! Le gazon n’a pas besoin d’eau à tous les jours!
Au mois de juillet, la pelouse entre en dormance. Non seulement on ne doit pas fertiliser pendant cette période, mais on doit également limiter l’arrosage. Rappelez-vous que 85 % des problèmes relatifs aux aménagements paysagers sont liés à un arrosage abusif. Vous pouvez également laisser l’herbe coupée sur la pelouse : celai permettra au gazon de mieux résister à la sécheresse, tout en servant de fertilisant!
En été, l’arrosage de la pelouse et d’autres utilisations de l’eau à l’extérieur peuvent représenter jusqu’à 50 % de l’utilisation de l’eau à des fins ménagères. Selon des études, jusqu’à la moitié de cette utilisation extérieure de l’eau constitue un gaspillage. En règle générale, seuls deux à trois centimètres d’eau par sept (7) à dix (10) jours suffisent.
Après une bonne pluie, votre pelouse n’a pas besoin d’être arrosée avant au moins sept (7) à dix (10) jours.
Un gazon plus long consomme moins d’eau et garde une meilleure apparence. Cela s’avère beaucoup moins compliqué que de l’arroser à tous les jours!
En général, la fréquence d’arrosage des pelouses recommandée se situe entre sept (7) et dix (10) jours, en détrempant bien le sol. De cette façon, les racines s’enfoncent plus profondément, et votre gazon devient plus robuste.
Il suffit de placer du paillis autour des arbres et des plantes pour les aider à retenir l’eau et réaliser ainsi d’importantes économies d’eau. De plus, cette pratique diminue considérablement l’apparition de mauvaises herbes.
L’arrosage en plein jour est beaucoup moins efficace : un pourcentage allant de 20 % à 50 % de l’eau s’évapore.
Il est interdit d’arroser pendant l’après-midi dans la plupart des municipalités. De plus, des amendes pouvant atteindre 300 $ sont distribuées en cas de non-respect des règlements municipaux à cet égard. Renseignez-vous auprès de votre municipalité pour connaître les heures et les jours pendant lesquels l’arrosage est permis.
Durant la saison estivale, l’arrosage des pelouses constitue la principale source de consommation d’eau et représente 75 % de l’eau traitée par les municipalités.
En utilisant l’eau de façon judicieuse, vous gaspillerez moins, vous réduirez la demande exercée sur le réseau de distribution et d’épuration pour assurer une alimentation en eau qui soit adéquate tant sur le plan de la quantité que de la qualité de même qu’une pression d’eau suffisante en cas d’incendie.
Les problèmes liés à l’utilisation à outrance de l’eau peuvent affecter la capacité de pompage à la source, la qualité du système de traitement et la qualité de l’eau elle-même, ce qui peut engendrer des incidences graves. En période de demande accrue, le système doit, pour y faire face, accélérer le traitement, donc la qualité peut s’en trouver affectée. Cette forte demande à un même moment entraîne également une baisse de pression pour les usagers mais, pire encore, pour le service d’incendie lequel dépend directement du système.
La trop grande consommation d’eau entraîne également des problèmes d’ordre technique ainsi qu’une dégradation accélérée des équipements. Tout cela nécessite des investissements importants du côté des systèmes d’aqueduc qui auraient pu être retardés ou diminués, voire même évités. De façon générale, l’utilisation à outrance de l’eau potable conduit à la construction d’ouvrages trop gros ou inutiles, ce qui coûte cher aux consommateurs.
Environ le quart des grandes municipalités canadiennes ont connu des pénuries d’eau de 1994 à 1999 pour des raisons liées à la sécheresse, des problèmes d’infrastructures ou à cause d’une consommation accrue.
Si vous jetez votre huile à moteur usagée dans le puisard ou dans une poubelle non prévue à cet effet, l’huile ou le résidu d’huile cheminera jusqu’aux lacs, aux rivières et dans les puits. À lui seul, un litre d’huile peut contaminer plus de 2 millions de litres d’eau. Aussi, veillez à apporter votre huile usagée dans un centre de recyclage!
Une seule goutte de pétrole peut rendre impropres à la consommation jusqu’à 25 litres d’eau.
Un seul gramme de biphényle polychloré (BPC) peut contaminer jusqu’à un milliard de litres d’eau, la rendant impropre à la vie aquatique ?
L’eau potable ne représente que 3 % de l’ensemble de l’eau que l’on trouve à la surface du globe, le reste étant de l’eau salée.
Source : RÉSEAU Environnement
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Marie-Josée Perron
Consultante en environnement
Conférencière
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Lorsque mourra le dernier arbre, quand la dernière rivière sera empoisonnée et une fois le dernier poisson capturé, c’est à ce moment-là, et à ce moment-là seulement, que nous prendrons conscience du fait que l’argent, ça ne se mange pas!
- Proverbe Cree
F.A.Q.
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