GESTION DE L’EAU
Investissons dans l’or bleu!
L’eau, aussi appelée « l’or bleu » est une ressource naturelle limitée et épuisable, vitale à notre survie et à celle de la planète.
La planète, que les astronautes ont baptisée « la planète bleue » car, vue de l’espace, celle-ci ressemble à un ballon bleu, est recouverte d’eau à 75 %. C’est un fait. Mais la réalité, c’est aussi que de cette eau, pas moins de 97 % est trop salée, donc impropre à la consommation humaine, animale et des plantes (agriculture). À cela s’ajoute un autre 2 % d’eau inaccessible, soit elle est gelée dans les glaces polaires, soit elle se trouve dans des nappes aquifères très profondes. À ce sujet, on entend les commentaires les plus divers, dont celui-ci voulant qu’avec le réchauffement climatique qui entraîne la fonte des glaciers, on aura davantage d’eau douce disponible? Réponse : non ! Cette eau douce va se mélanger avec l’eau salée de la mer, causant une multitude d’autres problèmes (voir le texte portant sur les changements climatiques).
Le calcul est simple : il ne reste que 1 %* du 75 % de la couverture planétaire d’eau douce apte à la survie de la planète. De ce pourcentage (1 %), 3 % se trouve au Québec alors que le Canada par ailleurs renferme une réserve d’à peu près 25 %. Encore là, nul besoin d’être mathématicien pour comprendre l’équation suivante : le Canada compte dix (10) provinces, et si chacune des provinces avait une ressource en eau de 3 % tout comme nous, le Canada atteindrait les 30 %. Cela signifie que le Québec est une province privilégiée en quantité d’eau douce potable. Est-ce là ce qui explique notre comportement négligeant face à cette ressource précieuse entre toutes?
Voyons voir! Outre l’eau de consommation générale, les médecins recommandent aux gens de boire huit (8) verres d’eau par jour, car le corps peut vivre des semaines, voire des mois sans nourriture, mais sans eau, c’est une question de quelques jours seulement. Nous avons besoin d’eau pour la préparation des repas, mais aussi pour la culture des aliments que nous consommons, non seulement les fruits et légumes, mais aussi les viandes. Beaucoup d’animaux se nourrissent de grains, et ces grains ont besoin d’eau pour leur croissance.
Nous avons besoin d’eau pour notre hygiène personnelle, mais aussi pour la lessive et le nettoyage de nos maisons. De plus, nous utilisons l’eau pour produire de l’électricité, surtout au Québec. Ce n’est peut-être pas la méthode la plus écologique, mais cette méthode est tout de même moins polluante que le charbon, le nucléaire ou le gaz. Nous entrons là dans un autre débat. À cela s’ajoute l’eau utilisée à des fins industrielles pour la fabrication de tous les produits de consommation : papiers de toutes sortes, plastiques, métal, vêtements, médicaments, etc. Bref, tout ce qui nous entoure nécessite l’utilisation de l’eau à un moment ou à un autre du processus de fabrication. Voilà l’impact réel de l’eau dans nos vies.
Quelle partie de votre confort seriez-vous disposé(e) à sacrifier si vous aviez accès à la moitié seulement de ce que vous possédez actuellement? Il faut savoir que les Québécois consomment individuellement en moyenne 411 litres d’eau par jour (ce chiffre ne tient pas compte du bilan des accessoires) comparativement aux Français qui, eux, consomment 150 litres par jour. C’est presque trois fois moins! Pourtant, la France est un pays riche et développé tout comme nous, alors d’où provient cet écart?
Cessons de nous raconter des histoires. Chaque goutte d’eau potable que nous gaspillons, chaque goutte d’eau usée que nous rejetons équivaut à jeter notre argent à la poubelle. Comprenez que cette eau traitée, avant et après le détour dans nos maisons, nous la payons à travers les infrastructures nécessaires au nettoyage, avant et après. Lorsque la demande augmente, les infrastructures doivent suivre et il nous faut payer encore! Pourtant tout le monde se plaint que la vie coûte cher, mais personne ne prend les choses en main.
Voici un exemple très simple de l’impact qu’un seul objet peut avoir, en l’occurrence les broyeurs à déchets :
ils consomment de l’électricité pour leur fonctionnement et de l’eau potable pour faciliter l’évacuation;
ils polluent l’eau avec du méthane, ce même gaz que l’on retrouve dans les sites d’enfouissement et qui est produit par la décomposition de la matière (le méthane est un gaz à effet de serre);
à ce stade, vous payez pour le traitement;
plus on déverse de polluants dans l’environnement, plus on doit payer pour le nettoyage, ce qui veut dire que nous devons utiliser de plus en plus de chlore pour nettoyer l’eau avant de la distribuer;
mais, on aime pas le goût du chlore, alors on file au magasin acheter de l’eau en bouteille…
J’espère avoir réussi à vous démontrer à quel point chaque geste et chaque goutte comptent. N’attendez pas que la goutte fasse déborder le vase, prenez les choses en main dès maintenant, c’est un investissement!
* Selon le « Courrier de l’Unesco », édition février 1999, il ne resterait que 0,007 % d’eau potable et aisément accessible sur terre.
Sites Internet à consulter :
Source :
Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), Économiser l’eau chez soi, Ottawa, 2000, 69 p. ISBN 0-660-61310-7
Magazine L’Actualité, 15 décembre 2005, 101 mots pour comprendre le Québec, p51, Jean-Pierre Villeneuve
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Marie-Josée Perron
Consultante en environnement
Conférencière
Pour en savoir davantage, nous vous invitons
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Lorsque mourra le dernier arbre, quand la dernière rivière sera empoisonnée et une fois le dernier poisson capturé, c’est à ce moment-là, et à ce moment-là seulement, que nous prendrons conscience du fait que l’argent, ça ne se mange pas!
- Proverbe Cree
F.A.Q.
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