GESTION DE L’EAU

LE CYCLE DE L'EAU   

Voici l’information sur le cycle de l’eau que l’on retrouve sur le site de Galiléo au :

http://galileo.cyberscol.qc.ca/InterMet/eau/cycle_eau.htm


        


Sur la terre, l'eau est la seule substance qu'on trouve dans ses trois phases à l'état naturel : solide (glace, neige), liquide (eau liquide) et gazeuse (vapeur d'eau).


Malgré le fait que le pourcentage de vapeur d'eau dans l'atmosphère soit faible (0 à 4 % de la composition de l'atmosphère), la quantité d'eau est étonnamment grande et elle joue un rôle prépondérant dans le transport d'énergie autour de la planète. On a déjà calculé qu'il y a, au-dessus de l'Amérique du Nord, environ six fois plus d'eau transportée par l'atmosphère que par toutes ses rivières combinées.  L'eau s'évapore, se condense et se précipite de façon continue dans un cycle infini qui entraîne d'énormes échanges d'énergie.

L'eau s'évapore de toutes les étendues d'eau, depuis la simple flaque jusqu'aux océans. De l'eau s'évapore aussi de la végétation : on parle alors d'évapotranspiration. Lorsque la quantité de vapeur d'eau dans l'atmosphère devient suffisamment grande, la vapeur se condense sur des particules en suspension dans l'air pour former les nuages. Les nuages précipitent éventuellement l’eau  sous forme de pluie, de neige ou de grêle.  L'eau ainsi libérée retourne au sol où elle est absorbée par la végétation ou ruisselle vers les rivières et les fleuves si elle n'est pas absorbée par le sol. L'eau peut également percoler (pénétrer lentement dans le sol) vers les couches les plus profondes pour alimenter la nappe phréatique et le système des fleuves et des rivières.



Comment le cycle de l'eau transporte-t-il de l'énergie?

L'eau utilise l'énergie du soleil pour s'évaporer. Les molécules d'eau doivent absorber une grande quantité d'énergie afin de pouvoir s'arracher d'une surface d'eau et se retrouver sous forme de vapeur dans l'atmosphère. Cette énergie est ensuite libérée lorsque la vapeur se condense et retourne à l'état liquide. L'énergie présente dans la vapeur d'eau a toutefois eu le temps de voyager, parfois sur de grandes distances, avant d'être libérée à nouveau par la formation des nuages (condensation) et la précipitation.



Sites Internet se rapportant au thème de l'eau

Sites de la Voie Verte d'Environnement Canada

Infos Saint-Laurent - Centre Saint-Laurent
Écotoxicologie: Problématique et enjeux - Service canadien de la faune - région du Québec :


"La contamination de l'environnement par des substances toxiques est associée à l'industrialisation et à l'agriculture. Ces substances pénètrent dans les écosystèmes par le biais des rejets et des fuites de produits industriels, des déchets de consommation et des résidus urbains, du ruissellement de produits agricoles et forestiers et des déversements accidentels. Les contaminants peuvent se disperser sur de grandes distances par la voie des courants atmosphériques et des mouvements de l'eau."



Une visite à la Biosphère

Proposez à votre professeur (ou à vos étudiants si vous êtes prof) une visite à la Biosphère portant sur le thème de l'eau. Consultez le site Internet de la Biosphère (qui apparaît ci-dessous) pour obtenir de l'information.

Puisqu’une photo vaut mille mots, je vous propose d’aller voir le lien suivant pour une meilleure visualisation du cycle de l’eau :

Cycle de l’eau



Le cycle de l’eau à la maison

Maintenant que nous avons observé le cycle de l’eau à l’état naturel, pourquoi ne pas prendre quelques lignes pour décrire le cycle de l’eau à la maison D’où nous vient cette eau?  Et où va-t-elle?  Pour les habitations qui sont approvisionnées par un puits, la réponse est claire, l’eau provient du puits, tout comme il en va des fosses sceptiques : les gens savent où l’eau s’en va, forcément dans la fosse. Dans ces deux cas, les gens sont beaucoup plus sensibles et alertes à la qualité, à la fragilité et à l’impact qu’ils ont sur cette matière première. Toutefois, la majorité de la population est desservie par le service d’eau potable de la ville ou municipalité. La vie étant ce qu’elle est, le travail, les enfants, la famille, la maison, etc., on n’a pas le temps de s’arrêter pour réfléchir à une chose d’aussi banale en apparence, mais lorsque le service est interrompu ou modifié là, ça va mal! On ne comprend pas ce qui se passe, après tout on paie des taxes!… Certes, mais on gaspille et on pollue l’eau; on fait donc partie du problème de base. Alors, jetons un coup d’œil du côté du cycle de l’eau de la maison et voyons s’il nous est possible de faire partie de la solution.




Le cycle de l’eau municipal

Hormis les projets domiciliaires à l’écart des villes centres et les petits villages en milieu rural, où chaque résidence possède ses propres installations de production d’eau potable via un puits artésien (eau souterraine) et une fosse septique jumelée à un champ d’épuration afin de traiter leurs eaux usées, la majorité de la population du Québec est desservie par des infrastructures municipales afin de satisfaire les besoins en eau potable et le traitement des eaux usées de leurs citoyens.


L’eau potable


Deux (2) types d’infrastructures municipales de production d’eau potable existent afin de distribuer l’eau potable vers les citoyens. Souvent de petite taille, la première infrastructure consiste en une station puisant une eau souterraine à partir d’un ou de plusieurs puits, suivie ou pas d’une chaîne de traitement de l’eau selon les particularités physico-chimiques et organoleptiques de celle-ci afin d’obtenir une eau de qualité, qui soit conforme aux dispositions prescrites à la réglementation provinciale. Il s’agit, entre autres, des règlements sur la qualité de l’eau potable (RQEP) et sur le captage des eaux souterraines (RCES). http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/inter.htm


Présentes dans les villes, les usines de filtration constituent, quant à elles, une imposante infrastructure pouvant desservir un plus grand bassin de population. Celles-ci puisent une eau de surface (lacs, rivières, fleuve Saint-Laurent) et doivent obligatoirement faire cheminer l’eau à travers deux (2) barrières, soit respectivement, une barrière physique (filtration) et une barrière de désinfection (chloration). Outre cette obligation, la plupart des usines de filtration possèdent une chaîne de traitement complexe afin d’offrir à leur population une eau de qualité exceptionnelle. Nommément, les étapes conventionnelles d’une chaîne de traitement classique se résument comme suit : captage de l’eau brute, dégrillage, préozonation, coagulation-floculation, décantation, filtration, postozonation, chloration, ajustement du pH et pompage vers le réseau de distribution municipal. Au même titre que les eaux souterraines, les eaux de surface sont assujetties à la réglementation provinciale RQEP.


Dans tous les cas et en vertu de la réglementation provinciale, les villes doivent non seulement exploiter leurs installations de production d’eau potable à l’aide de personnel dûment qualifié, mais également tenir des registres et des rapports attestant sans l’ombre d’un doute de la rigueur déployée au suivi de la qualité de l’eau potable produite. De plus, chaque réseau de distribution d’eau potable municipal doit obligatoirement faire l’objet d’un suivi hebdomadaire en procédant à des prélèvements d’échantillons d’eau potable qui seront ensuite acheminés et analysés par un laboratoire accrédité et reconnu par le gouvernement provincial. Ainsi, l’eau est minutieusement analysée afin d’en vérifier ses qualités microbiologiques et physico-chimiques et en cas de non-conformité de celle-ci, les villes doivent prendre les mesures nécessaires afin d’informer la population visée (avis d’ébullition, etc.).


Les eaux usées


La plupart des municipalités du Québec traitent les eaux usées de la population, des industries et des commerces de leur territoire par l’entremise de stations d’épuration biologique ou physico-chimique, d’étangs d’oxydation, de RBS (Réacteurs biologiques séquentiels), etc. Ces eaux usées sont véhiculées par le réseau d’égout municipal et par des postes de pompage pour être ensuite dirigées vers la station d’épuration afin d’être épurées. Le processus d’épuration consiste à débarrasser ces eaux usées de leurs polluants avant de les retourner vers les milieux récepteurs, lacs, rivières et autres.


Le traitement des eaux usées a pour but premier de protéger la santé publique, d’assurer le bien-être de la communauté et la préservation des milieux récepteurs. Le niveau d’épuration souhaité vise à :


  1. Bulletempêcher la propagation des maladies;

  2. Bulletsupprimer les nuisances;

  3. Bulletempêcher la contamination des milieux récepteurs;

  4. Bulletlutter contre l’envasement des voies navigables;

  5. Bulletgarder les eaux assez propres pour la

  6. préservation de la faune et la flore aquatique;

  7. Bulletgarder les eaux assez propres pour

  8. permettre la baignade et autres utilisations récréatives;

  9. Bulletconserver et préserver cette ressource.


Au même titre que l’eau potable, chaque municipalité est régie par de strictes normes provinciales et fédérales, et les eaux usées épurées qui sont dirigées vers les cours d’eau doivent respecter plusieurs critères de rejet afin de ne pas excéder les limites maximales permises. Les paramètres de contrôle sont de façon générale la DBO5 (demande biochimique d’oxygène en 5 jours), les MES (matières en suspension), l’azote ammoniacal, le phosphore, les coliformes fécaux, etc. Les exploitants des stations d’épuration et de postes de pompage ont l’obligation de soumettre des rapports journaliers et mensuels aux instances gouvernementales et, ce faisant, le rendement épuratoire des installations municipales est évalué annuellement. Un bilan de performance est alors produit et transmis au propriétaire des ouvrages d’assainissement.



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Marie-Josée Perron

Consultante en environnement

Conférencière


Pour en savoir davantage, nous vous invitons

à communiquer avec Envir-Eau-Sol.



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Lorsque mourra le dernier arbre, quand la dernière rivière sera empoisonnée et une fois le dernier poisson capturé, c’est à ce moment-là, et à ce moment-là seulement, que nous prendrons conscience du fait que l’argent, ça ne se mange pas!


- Proverbe Cree

 

F.A.Q.

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